Didier Lauru, Anne-Sylvie Pelloux et Jean-Louis Le Run


le 8 mars 2017

Membres du comité de direction de la revue Enfances&PSY

     

Marie-Françoise Dubois-Sacrispeyre : La revue Enfances&PSY fête ses 20 ans en cette année 2017 ! Avec ses presque 80 numéros thématiques, elle est devenue une référence pour tous les professionnels qui prennent soin des enfants et des adolescents dans les institutions spécialisées, dans les secteurs de pédopsychiatrie, à l’école, à la crèche, dans les associations de protection de l’enfance, dans les associations de quartier ou d’éducation populaire, dans leur cabinet libéral, etc. Vous êtes tous les trois pédopsychiatres membres du comité de direction de la revue. Si Didier et Jean-Louis demeurent les deux piliers historiques de cette revue, Anne-Sylvie, tu les as rejoins plus récemment : tu fais partie de la relève féminine sur qui nous comptons tous pour inscrire Enfances&PSY dans la durée et donc à la fois dans la filiation mais aussi dans le renouvellement. Pouvez-vous retracer rapidement la vie de cette revue, son projet de départ, ses ambitions ? En regardant les vingt années écoulées et avant d’envisager l’avenir, quel bilan tirez-vous de cette aventure humaine et éditoriale ?

Jean-Louis Le Run : Eh oui 20 ans déjà ! Nous n’avons pas vu le temps passer et nous n’anticipions pas une telle durée. Le projet de départ s’est révélé pertinent sur la longueur : ouvrir un espace de dialogue entre professionnels de l’enfance autour des grands sujets qui préoccupent chacun d’entre eux, vu sous l’angle psy bien entendu mais aussi avec des regards, des analyses, venus d’autres champs professionnels. L’idée était que, s’il y avait des revues parfaitement consistantes dans chaque champ professionnel, il manquait de revues transversales, reflétant finalement toute cette part extrêmement importante du travail avec les enfants en difficultés psychiques, qui consiste en échanges entre professionnels pour mieux articuler leurs actions. Il ressort de ce travail en réseau une grande richesse résultant de la découverte de l’autre, de ses modes de pensée, de ses logiques, de ses savoirs sur l’enfance et l’adolescence. Nous avions le souci de diffuser aussi toute la richesse de l’approche psycho-dynamique française en pédopsychiatrie en particulier la psychanalyse mais sans exclusive et en évitant le jargon de chapelle ou les discours convenus, un vrai souci d’accessibilité sans tomber dans la vulgarisation. Finalement nous avons gardé cette ligne et la maquette n’a pas tellement changé : un dossier de quinze à vingt articles, concernant tous les âges de l’enfance et le plus possible de champs professionnels, et des tribunes variées indépendantes du thème du dossier. Le plus difficile est de respecter cette ouverture, de trouver des auteurs d’autres champs professionnels, c’est un défi constant. Mais la contrepartie, ce sont de multiples rencontres d’auteurs et de pensées, la diversité des approches et des théories qui nous ont enrichis et que nous essayons de transmettre à nos lecteurs.

Didier Lauru : Jean-Louis vient de brosser une rétrospective mettant en avant notre projet initial. Ce cap, nous l’avons tenu, au fil des années, avec une équipe assez stable qui s’est peu à peu renouvelée. Nous avons essayé de traiter à la fois de thèmes assez fondamentaux, mais aussi de ceux qui sont liés à la clinique que nous rencontrons dans nos lieux de travail, associatif, public ou privé. C’est important pour nous de parler de la pratique et de ne pas nous enfermer dans une théorisation clivée par rapport aux patients et à leurs prises en charge. De même, certaines structures innovantes sont mises en avant, que ce soit autour de thèmes ou dans les tribunes.

Anne-Sylvie Pelloux : Je suis là depuis une dizaine d'années et cela reste, pour moi, une expérience toujours stimulante et enrichissante. J’aime particulièrement l’ouverture et le brassage transdisciplinaire de la revue. L’exercice de la pédopsychiatrie convoque, en effet, un état d’esprit ouvert et un peu naïf permettant de se situer comme un adulte parmi d’autres, jouant un rôle auprès de l’enfant, et de rester proche de son âme d’enfant. Comme disait Winnicott, un bébé seul n’existe pas. Un psy d’enfant, seul, n’existe pas non plus. Il travaille non seulement avec les parents, ou au moins les figures parentales, mais aussi avec l’école, bien souvent les collègues de l’équipe pluri-professionnelle, parfois, les services sociaux et judiciaires. La revue, avec son projet nous contraignant à ne négliger aucun âge, du bébé à l’adolescence, ni aucun champ disciplinaire impliqué pour chaque dossier, nous oblige à décaler nos regards et donc les enrichir.

J’apprécie aussi beaucoup l’espace donné à la parole des professionnels, aux partages d’expériences à côté des articles théoriques plus étoffés. Cela donne la dimension dynamique d’un travail d’équipe où chaque parole est entendue au même titre, même si les rôles sont différents.

Quant à l’ouverture sur des concepts théoriques nouveaux ou différents, je la défends comme étant le souffle nécessaire pour toujours débattre et garder notre pensée vivante.

 

MFDS : Quels sont les numéros dont vous êtes le plus fiers ? Ceux qui vous ont donné le plus de difficulté ? Ceux qui ont été novateurs ?

DL : Je porte un regard particulier sur certains numéros, notamment ceux que j’ai co-pilotés. Entre l’idée initiale de la thématique et le résultat du dossier achevé, il s’est passé tout un temps d’élaboration à plusieurs et de discussions vives, et parfois contradictoires, au sein de la rédaction, puis commence le travail de lien avec les auteurs. Le chemin parcouru dure entre 12 et 18 mois, au cours desquels il faut continuer à porter le projet et le mener à son terme. Mais la surprise est bien souvent au rendez-vous ! J’ai en mémoire Graines de violence1 ou plus récemment Même pas peur2, autour des phobies, numéros dont j’ai particulièrement apprécié la qualité.

Mais j’ai eu grand plaisir à lire des numéros auxquels je n’avais pas contribué directement comme ceux sur l’adoption3 ou la parole de l’enfant4. Je dois préciser que mon plaisir à lire un numéro vient de l’intérêt des articles, de ce qu’ils m’apprennent et des réflexions qu’ils suscitent. J’ai même constaté comment ces lectures avaient pu modifier ma façon de concevoir ou d’aborder dans la clinique telle ou telle symptomatique. C’est le « plus » que chaque lecteur peut attendre de notre revue.

ASP : Je n’ai pas de numéro préféré. Hormis peut-être celui sur le conflit de loyauté5 qui m’a permis, par exemple, de découvrir Ivan Boszormenyi-Nagy. L’étude de l’intersubjectivité6 m’a aussi passionnée. Et j’aurais bien envie de piloter prochainement un nouveau numéro sur l’autisme7.

JLLR : Il y a des numéros qui ont eu beaucoup de succès et ont marqué le développement de la revue comme L’enfant écartelé 8 ou Graines de violence. J’ai bien aimé travailler le numéro Adoption quel accompagnement ?, qui m’a permis d’approfondir des aspects de ce sujet auquel je suis confronté dans ma pratique. Plus récemment, les numéros sur le bon usage des dys et l’attachement9 pilotés par des collègues plus récemment entrés au comité, se révèlent particulièrement pertinents sur des thèmes qui intéressent notre public.

 

MFDS : La revue s’appuie sur un comité de rédaction qui se réunit tous les mois pour préparer les numéros. Comment fonctionne-t-il ? Comment se décident les thèmes, se discutent les argumentaires ? Comment trouvez-vous les auteurs ? En vingt ans, nous avons compté que 1523 auteurs différents ont contribué à la revue !

 

JLLR : Le comité de rédaction fonctionne dans la bonne humeur et la convivialité un jeudi soir par mois ! Nous sommes une quinzaine, une majorité de pédopsychiatres, psychologues et psychanalystes, avec des spécialistes de divers âges de l’enfance, du bébé à l’adolescent, et des références théoriques variées, mais également des représentants d’autres champs professionnels, école, justice des mineurs, pédiatrie, orthophonie, psychomotricité. Chacun amène ses idées et on choisit ensemble un thème pour chaque numéro et des pilotes qui se chargeront de porter celui-ci. Agnès Rotschi est notre coordinatrice de rédaction et apporte beaucoup de cohérence à notre ensemble.

DL : Les thèmes se discutent longtemps à l’avance. Un de nous propose un thème et le soutient à la discussion. Il s’en suit une « disputatio », débat animé qui, soit ne débouche sur rien, soit permet qu’émergent un thème et un désir commun de le traiter. De même, les copilotes se déterminent en fonction de l’intérêt particulier que le thème réveille chez eux. Ils rédigent un argumentaire soumis au comité de rédaction. S’en suit une discussion ouverte,  à bâtons rompus, un « orage de cerveau » disent les Anglais. De là, surgissent des thématiques à traiter, puis vient le temps de proposer des auteurs, ce qui se fait aussi en comité de rédaction avec des discussions ouvertes sur la pertinence ou l’intérêt pour chaque auteur potentiel de traiter le sujet choisi.

J’insiste, pour ma part, pour que nous reprenions des thèmes classiques, de base, qui nous permettent de travailler autour de certains points psychanalytiques fondamentaux que nous traitons dans la pratique tels l’angoisse, la phobie, la violence, ou des symptomatiques marquées comme l’autisme ou la psychose.

JLLR : En fait nous choisissons les thèmes en essayant de panacher des sujets du côté
des pratiques ou de la clinique de l’enfance, d’autres plus transversaux, presque de société, ou d’autres encore, plus théoriques, de façon à bien équilibrer la diversité de la revue sur une année.

ASP : On ne s’ennuie pas au comité. La parole circule et les rires aussi. Nous voulons une revue sérieuse mais pas ennuyeuse. Ce temps d’échange détendu est utile pour mobiliser chacun d’entre nous, bien occupé par ailleurs.

Pour les tribunes, qui peuvent traiter de thèmes variés, il est parfois ardu de trouver des idées et des auteurs. Le comité de rédaction se focalise plus sur les thèmes des dossiers à venir. Le brainstorming autour de ceux-ci est un moment fort et passionné. Les auteurs viennent alors assez spontanément à l’esprit des membres présents.

Mais il reste le travail à effectuer entre les comités. On remercie vivement, à ce propos, Agnès Rotschi pour sa rigueur et la qualité de son travail, sans oublier le comité de lecture sans qui les textes ne pourraient pas être publiés.

 

MFDS : En 2017, quels sont les numéros à paraître ?

JLLR : Les numéros prévus en 2017 sont très variés. Il y aura un numéro sur la maison, tant celle que l’enfant habite, réellement et fantasmatiquement, que celles qui l’accueillent parfois comme les foyers de l’enfance ou la maison de l’assistante maternelle dans les
placements, ou encore les maisons de l’adolescent. Et aussi une réflexion sur les interventions à domicile qui se sont développées depuis une dizaine d’année. Suivra un numéro sur le thème du Non et des conduites d’opposition que nous rencontrons si souvent aujourd’hui dans la clinique et qui posent des problèmes difficiles de prise en charge et un numéro sur le traumatisme, sujet beaucoup traité en ce moment, que nous essaierons d’aborder de façon originale.

DL : Et nous avons choisi un thème adapté pour l’anniversaire de nos 20 ans : la transmission ! En effets les fondateurs que nous sommes pensent déjà à la relève incarnée par Anne-Sylvie, mais aussi aux plus jeunes qui nous ont rejoints ces dernières années, comme Jean-Pierre Benoit…

JLLR : … et quelques autres comme Marie Gilloots, Romain Dugravier ou Jean Chambry.
 

MFDS : Depuis l’origine, vous avez souhaité rassembler auteurs et lecteurs à l’occasion de journées d’études qui ont souvent accompagné la parution de numéro. Quelles sont les prochaines journées prévues ? Y en aura-t-il une consacrée à l’anniversaire de la revue ?

DL : Les journées que nous organisons une à deux fois par an sont choisies en fonction de leur intérêt pour le public renouvelé de professionnels qui suivent nos travaux depuis des années. C’est aussi l’occasion d’échanges directs avec des collègues qui nous lisent ou viennent écouter et participer à nos débats.

JLLR : En 2017, outre l’anniversaire des 20 ans de la revue en décembre sur la transmission, une journée sera consacrée au « Bon usage des DYS » en mai et nous avons un projet de partenariat avec la ville de Paris pour une journée à l’hôtel de ville sur le thème de la précarité.

ASP : À 20 ans, on devient adulte (enfin en principe). Alors on ne pouvait pas laisser passer un tel événement symbolique sans le marquer de façon significative. Plusieurs thèmes amusants comme la fête ou les anniversaires nous ont traversé l’esprit avant de nous décider pour la transmission, thème plutôt évident et naturel à ce stade de maturation de la revue. C’est d’ailleurs drôle de constater que les premiers débats pour préparer le numéro ont été assez houleux, comme si transmettre était fatalement douloureux car synonyme de perte, au passage. Nous souhaitons longue vie à la revue ! Qu’elle poursuive son chemin d’exploration et de découvertes.

 

MFDS : À côté de la revue Enfances&PSY, nous avons ouvert une collection d’ouvrages qui a évolué au fil du temps pour devenir « la petite collection d’Enfances &PSY », des volumes au format poche très colorés. C’est toi, Jean-Louis, qui t’en occupes plus particulièrement. Elle nous a permis d’offrir une nouvelle vie aux dossiers de la revue les plus demandés mais elle reste ouverte à d’autres projets éditoriaux. Quelles perspectives as-tu pour cette collection ?

JLLR : La collection se développe au fil des opportunités de publication. Comme tu le soulignes, elle permet de publier sous un autre format des numéros qui ont tellement bien marché qu’ils sont épuisés et de leur redonner un nouvel essor comme par exemple très récemment L’attachement de la dépendance à l’autonomie ou plus ancien mais toujours pertinent L’enfant dans l’adoption. Mais pas seulement, la collection accueille aussi des ouvrages originaux comme le livre de Kostas Nassikas sur Le corps dans le langage des adolescents ou Violences sexuelles à l’adolescence. En effet elle permet de se dégager des contraintes de la revue qui sont par exemple de concerner tous les âges de l’enfance tout en gardant le même esprit : ouverture, lisibilité, approfondissement d’une thématique. J’aurai prochainement plus de temps à consacrer à la collection et espère pouvoir la développer en particulier en publiant des ouvrages d’auteur comme celui à venir d’Annick Le Nestour, un des piliers de la revue, un livre qui retrace l’aventure de l’Aubier, structure pilote dans le champ de la psychiatrie périnatale et de la petite enfance qu’elle a montée et pilotée pendant une vingtaine d’année… peut-être à l’intérieur de la collection une ligne consacrée à l’enfance de l’art.

 

MFDS : Et après ? Comment voyez-vous l’avenir de la revue ? Quels sont vos projets à plus long terme ?

DL : Nous avions rencontré à l’époque ton père, Jean Sacrispeyre, personnage hors du commun, qui manifestement t’a transmis le feu sacré de la passion de l’édition. Finalement, on en revient toujours à des histoires de transmission. C’est ainsi que l’humanité s’est construite, reproduite et que l’inconscient malgré tout continue à nous jouer des tours, à poser des pièges à nos désirs contrariés. Enfances&PSY a certes eu quelques vents contraires, mais le navire tient toujours le cap et nous veillons à ne pas trop écouter les sirènes qui tentent de nous détourner de notre voie, c’est-à-dire du soutien à un certain mode de pratique clinique avec des enfants et des adolescents en souffrance psychique, en gardant l’esprit ouvert et la référence psychanalytique comme point de repère. La transmission, c’est aussi assumer de perdre pour prendre le risque de s’enrichir dans sa pensée comme dans sa pratique ! Avec le souhait que d’autres continuent ce projet éditorial que nous avons initié. Nous étions quatre, comme les trois mousquetaires10, et nous voici vingt ans après !

JLLR : Nous abordons une période qui s’annonce difficile avec une rigidification de la société face à un sentiment d’insécurité, la tentation du rejet de l’étranger et du repli identitaire, des perspectives politiques préoccupantes dont on peut craindre les effets sur les politiques de santé et l’aide aux familles en difficultés. La pédopsychiatrie et la psychanalyse sont déjà fortement attaquées !

ASP : L’exemple de l’autisme est éloquent et très inquiétant : un ministre sous l’influence de lobbies en vient à décréter quels seraient les soins pertinents, à la place de nombreux professionnels et parents (même s’ils se font moins entendre) et à prendre des mesures qui risquent de mettre à mal le dispositif sectoriel. Nous ne sommes pas des machines et nous ne soignons pas des robots. Sans liberté de penser, nous ne pouvons pas respecter nos patients dans leur diversité. Soutenons l’humilité du clinicien, artisan chercheur empirique pour son patient et dénonçons les énoncés péremptoires quelle que soit l’obédience sous-jacente, qui plus est s’ils doivent être appliqués de façon autoritaire.

JLLR : Le rôle d’Enfances&PSY est de soutenir une approche humaniste de l’enfance, ouverte sur toutes les découvertes de la science mais qui ne laisse pas réduire nos pratiques à l’application de techniques appauvrissantes. Nous ne voulons pas perdre de vue que l’enfant est un sujet en construction dans un environnement dont il dépend, avec une histoire dont il hérite et qu’il contribue à construire avec son entourage familial, celui de ses pairs et celui des professionnels qui l’entourent. C’est de tout cela que nous espérons continuer à rendre compte !


  1. Graines de violence, coordonné par Didier Lauru et Caroline Rey, n° 11, 2000.
  2. Même pas peur ? Les phobies de l’enfant et de l’adolescent, coordonné par Jean-Pierre Benoit et Didier Lauru, n° 65, 2015.
  1. Adoption : quel accompagnement ?, coordonné par Jean-Louis Le Run, Janice Peyre, n° 59, 2013.
  1. La parole de l’enfant, coordonné par Muriel Eglin, Hélène Gane, Jean-Louis Le Run, n° 36, 2007.
  1. Conflits de loyauté, coordonné par Martine de Maximy, Jean-Louis Le Run,n° 56, 2013.
  1. L’intersubjectivité : un paradigme du processus thérapeutique, coordonné par Bernard Golse, Jean-Louis Le Run, Anne-Sylvie Pelloux, n° 62, 2014.
  1. L’autisme aujourd’hui, coordonné par Pierre Delion, Anne-Sylvie Pelloux, Sarah Tessarech, n° 46, 2010.
  2. L’enfant écartelé, coordonné par Danièle Ganancia, Annick Le Nestour, Jean-Louis Le Run, n° 4, 1998.
  3. Du bon usage des DYS, coordonné par Marie Gilloots, Antoine Leblanc, Charlotte Wagenaar, n° 71, 2016 ; Théorie de l’attachement. De la dépendance à l’autonomie..., coordonné par Romain Dugravier, Odile Faure-Fillastre, Anne-Sophie Mintz, n° 66, 2015, déjà épuisé et réédité dans « La petite collection d’Enfances&PSY » en 2017.
  4. La revue Enfances&PSY a été créée en 1997 aux éditions érès avec Patrice Huere, Didier Lauru, Jean-Louis Le Run, Laurent Renard, et la collaboration de Danièle Guilbert.

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