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RELIANCE : nouvelle revue des situations de handicap, de l'éducation et des sociétés
Fondée en 2000 par le Collectif de recherche Situations de handicap, éducation, sociétés de l’université Lumière Lyon 2, la revue Reliance a pour ambition de : - développer une pensée métisse, qui accueille la diversité et le multiple ; - édifier des passerelles et fédérer tous les acteurs impliqués, professionnels, politiques et bien évidemment tout ceux qui sont personnellement concernés par les situations de handicap ; - lutter contre les obscurantismes dont sont victimes les personnes en situation de handicap ; - désinsulariser le handicap de manière à parvenir à une compréhension réciproque et à une esthétique de la relation qui ne soit pas basée sur la compassion ou la charité ; - révolutionner la manière de penser et de prendre en compte le handicap dans tous les domaines de l’existence humaine ; - construire une société inclusive qui reconnaît la vulnérabilité comme condition commune, dans ses expressions diverses et les droits qui en émanent. | Revue Reliance Directeur de publication : Charles Gardou Rédacteur en chef : Denis Poizat, Rédacteurs en chef adjoints : Marie Anaut, Pierre Bonjour Comité de rédaction et de lecture Nadja Acioly-Regnier, Jean-Pierre Audureau, Jean-Marc Bardeau-Garneret, Alain Blanc, Claude Chalaguier, Cyril Courtin, Marie-Françoise Crouzier, Eve Gardien, Isabelle Marc, Frédéric Meynaud, Bernard Peny, Patrick Perrard, Marie-Christine Piperini, Jean-François Ravaud, Roger Salbreux, Emmanuelle Saucourt, Arnaud Simeone. Conseil scientifique et de parrainage Felicity Armstrong, Marc Augé, Françoise Barret-Ducrocq, Aissa Bensedik, Marcel Bolle de Bal, Peter Brook, Pascal Bruckner, Andrea Canevaro, Michel Chauvière, André Comte-Sponville, Boris Cyrulnik, Claude Decoret, Thomas de Koninck, Sieglind Ellger Ruettgardt, Tom Gumpel, Vincent de Gaulejac, Bernard Gossot, Claude Hamonet, Moussa Harouni, Axel Kahn, Julia Kristeva, Lin Kuei Mei, Professeure, Michel Mercier, Prosper Lalèyé, François Laplantine, Albert Memmi, Edgar Morin, Jean-Sébastien Morvan, Eric Plaisance, Serge Portalier, Eliana Sampaio, Henri-Jacques Stiker, Antonio Teodoro, Serge Tisseron. | A paraître en 2005 Sport de haut niveau et situations de handicap Numéro 15 (mars) coordonné par Frédéric Meynaud et Denis Poizat Face aux attentes de performance, y a-t-il place pour des pratiques répondant aux désirs et besoins de ceux qui s’intéressent au sport, quelles que soient leurs potentialités physiques et intellectuelles ? Dans quelle mesure des disciplines réservées peuvent-elles devenir des disciplines pour tous (courses en fauteuil, etc) ? Est-il envisageable de supprimer les manifestations spécifiques pour concevoir des manifestations communes (Jeux Olympiques, etc) ? Peut-on imaginer des équipes nationales « mixtes » ? L’éducation physique et sportive, en tant que discipline scolaire, peut-elle conserver à la fois sa place, ses finalités, ses objectifs, lorsqu’elle s’adresse à des élèves en situation de handicap ? Peut-elle leur permettre d’appréhender leur corps autrement que par la rééducation fonctionnelle ou le suivi médical ? Comment rompre avec une logique d’exclusion liée à la notion d’incapacité, pour prendre en compte les capacités de l’enfant et de l’adolescent ? Comment sortir d’une forme d’évaluation scolaire conçue à partir de la seule idée de performance ? Enfin, au regard de l’essor des loisirs, des activités de pleine nature et du tourisme pour tous, comment éviter que les personnes en situation de handicap ne s’en trouvent exclues ? Quelle vie scolaire ? Numéro 16 (Juin) coordonné par Marie-Françoise Crouzier et Denis Poizat Dans un paysage élitiste, où l’on tend à sélectionner dès le plus jeune âge et à dévaloriser les parcours atypiques, sur quels leviers agir pour transformer une culture scolaire timorée, qui laisse encore bon nombre d’élèves à la marge du système ? Comment proposer une scolarisation dans le système ordinaire, chaque fois qu’elle ne contrarie pas l’intérêt de l’élève en situation de handicap ? Quelles stratégies adopter pour que recommandations et injonctions institutionnelles ne restent pas lettre morte ? Faut-il rendre l’inclusion de tous obligatoire, comme l’ont fait d’autres pays européens, et faire ainsi disparaître le secteur spécialisé ? Quelle est l’utilité des auxiliaires de vie scolaire ? Faut-il modifier leur statut et leur rôle, pour en faire des enseignants-ressources, à l’instar de l’Italie et d’autres pays ? Quels soutiens concevoir tant pour les maîtres que pour les élèves ? Quelle vie culturelle et artistique ? Numéro 17 (Septembre) coordonné par Claude Chalaguier et Pierre Bonjour On affiche généralement la volonté de faire de la culture et de l’art un espace d’ouverture et de métissage, sans cloisons, barrières ou frontières. Pourtant devant des lieux culturels conçus sur une ségrégation spatiale, ne peut-on pas dire que les personnes en situation de handicap sont, en quelque sorte, mis au seuil de la culture et de l’art ? A quelles conditions peut-on créer des lieux culturels qui soient des espaces de liens et d’interactions ? Comment s’extraire de l’art pour soigner ou de l’art adapté/spécialisé ? Comment se garder des deux dangers qui menacent : d’un côté, des pratiques stigmatisantes ; de l’autre, l’obligation d’être un génie, à la manière d’un Toulouse-Lautrec ou d’un Petrucciani ? Qu’est-ce qui entrave leur accès à l’ordinaire de la vie artistique et, donc à la reconnaissance d’un statut d’artiste contribuant à la culture en train de se faire ? Comment éviter l’écueil qui amène à considérer leurs créations comme l’expression d’un état de nature, au lieu de les voir comme un fait de culture ? Quelle vie affective, familiale et sexuelle ? Numéro 18 (décembre) coordonné par Isabelle Marc et Marie Anaut Dans un contexte culturel, qui sacralise le paraître et le plaire jusqu’à l’obsession de la perfection normée du corps, peut-on prétendre être aimable, aimé, désirable et désiré, lorsqu’on ne répond pas aux exigences de beauté et de performance ? Quelles conditions mettre en œuvre pour que tous puissent exercer ce droit fondamental d’aimer et d’être aimé, qui humanise l’homme ? Comment sortir des représentations, des tabous, des interdits, encore si prégnants face à l'expression de l'affectivité et de la sexualité de celles et ceux qui vivent le handicap au quotidien ? Les lieux d’accueil peuvent-ils créer des temps et des espaces offrant une place à l’intimité ? Quelle formation et quel partenariat pour les acteurs éducatifs et soignants ? Comment passer des règlements qui proscrivent et s'appliquent dans l'urgence à une dynamique d'éducation et d'accompagnement personnalisé au service d'un bien-être sexuel, d'un droit au plaisir et à la procréation ? Quel soutien humain et matériel apporter à la cellule familiale submergée, au quotidien, par les résonances du handicap de l'un des siens ? Abonnez vous |
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