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Le sujet de l’inconscient n’est pas du registre de l’être, puisqu’il advient comme manque d’un signifiant dans l’Autre : non-sens toujours appelé à advenir, on ne le rencontre jamais mieux qu’à l’occasion d’un effet de surprise, dans l’inattendu d’un lapsus, d’un mot d’esprit ou d’une association d’idées. Cette définition du sujet (le « nouveau sujet » dont parlait Freud ?) fait rupture avec l’intersubjectivité, laisse les ambitions unifiantes de l’ego-(psychology) à leur triste état, et les divers « états du sujet » à leur déliaison – sujet de l’inconscient, sujet divisé, sujet barré, sujet de l’énoncé, sujet de l’énonciation… – qu’aucune synthèse ne saurait rassembler. La clinique s’en trouve profondément réorientée, et le symptôme n’est plus envisageable sans le rapport que le sujet entretient à l’objet qui détermine la structure .
TABLE DES MATIERRES
Avant-propos Robert Lévy
Jouissance de la langue et meurtre de la chose Bernard Brémond
D’une langue à l’autre : un sujet
María-Cruz Estada
Fonction du sujet de l’inconscient dans l’élaboration de la théorie analytique Jean-Jacques Leconte
Acte et sujet Roque Hernández
Loin des yeux. Apparaître et disparaître aux yeux du sujet Jean-Pierre Marcos
La débilité mentale est-elle un état possible du sujet ? Michel Ferrazzi
Quid du sujet? Sylvain Frérot
Le sentiment de culpabilité Marie-Claude Baïetto
« Ça, c’est vraiment toi ! » Marie-Noëlle Raynal
Le prix pour ex-sister Guillermo Kozameh
Du « À vous sans qui je ne serait » au « À Vous sans qui je ne serais » Martine Chalchat
Notes de lecture
2006/2
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