Pas si simple ! J'espérais mieux : voir et entendre des séances plus classiques, dans un bureau de consultation plus freudien, où le "face à face " était rare et réservé surtout aux séances dites préliminaires.

J'espérais rencontrer un psy dont l'outil principal est l'écoute silencieuse et non le regard, dominant dans la manière de filmer Dayan dans une série, il est vrai, " télé visuelle ".

J'espérais, en fait, participer à de la psychanalyse. Mais, même s'il se réfère souvent à Freud et à Lacan, on est bien chez un psychothérapeute d'inspiration psychanalytique. C'est d'ailleurs bien le titre de la série "en thérapie " et non " en analyse".

Ainsi, si j'accepte le titre de la série et oublie mon attente de psychanalyste, le bricolage que tente le brave psy mérite qu'on lui pardonne des interventions qui seraient des fautes en stricte psychanalyse...

En plus, en annonçant avant chaque séance la date qui nous rappelle que nous sommes quelques jours après le massacre du Bataclan, le scénario met tous les personnages dans une situation inhabituelle, y compris ce psy qui, en plus, habite près du lieu du drame.

Le moins convainquant est le choix que fait Dayan d'une contrôleuse, liée historiquement et affectivement à lui, et qui semble bien connaître l'histoire conjugale de son "client ". Voilà pourquoi les deux séances de supervision m'ont fortement déçu.

Attendons la suite...


photo de Henri DE CAEVEL

Henri De Caevel est docteur en médecine et psychanalyste. Il est membre de l’Ecole belge de psychanalyse, de la SEPT (société d’études du psychodrame freudien). Depuis 1985, il est le président du GRAPE (Groupe de recherche et d’action pour l’enfance).


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