Avec la participation de Patricia ALECIAN BRENKY, Joan BERNAUD, Delphine BONNICHON, Emmanuelle CAULE, Arianna CECCONI, Tuia CHERICI, Marie-Emmanuelle DESPAGNE, Carine DURAND, Vincent ESTELLON, Nicolas EVZONAS, Frédérique FABRE, Fabienne FOIGNET-POHREN, Philippe GIVRE, Serge HEFEZ, Florian HOUSSIER, Simruy IKIZ, Houari MAIDI, Catherine MATHA, Caroline MEHALLEL, Grégoire NYSSENS, Daniel OPPENHEIM, Janine OXLEY, Anne PERRET, Maëva PERRIN, Magali RAVIT, Marc REY, François RICHARD, John RIDEAU, Valerie RODET, Céline ROPARS, Frédéric ROUSSEAU, Marina STEPHANOFF, Philippe Pierre TEDO, Catherine ZITTOUN
Avec l’entrée dans l’adolescence, c’estbien souvent l’ensemble du rapport au monde qui se trouve fortement érotisé. Avant de pouvoir s’épanouir dans des relations sensuelles impliquant l’autre, le sexuel adolescent s’incarne d’abord dans l’avènement du pubertaire, vécu comme potentiellement menaçant, en étant susceptible de mettre à mal les assises narcissiques et les limites du moi. La rencontre avec le sexuel suppose donc en premier lieu de consentir à ce qui surgit en soi, avant d’être en mesure de se mettre en quête d’une rencontre de l’autre. Les enjeux liés à l’intégration de ce nouveau régime pulsionnel, l’intégration de la bisexualité psychique, en lien avec la reconnaissance de la différence des sexes, comme la nécessité de déterminer son identité et son orientation sexuelles, ne requièrent-ils pas toujours et encore, la mise en jeu de processus de subjectivation complexes et couteux pour l’adolescent ?