Sindy BOULANGER, Martine PAGES, Tristan RENARD
Avec la participation de Jean-Charles BASSON, Sylvie BONNET, Sylvain BORDIEC, Amélie CELLIER, Alice D'ERRICO, Nicolas DA SILVA, Serge GARCIA, Lin GRIMAUD, Magali GUILLARD, Marie-Ange GARCIA, Pauline LOURO, Sylvie MALINOWSKI, Fabrice MOSCHETTI, Gilles MOUILLAC, Jean-Bernard PATURET, Alessandro PORROVECCHIO, Rémy PUYUELO, Johanna REITER DAOUIA, Lucie ROSENTHAL, Louis RUIZ, Paule SANCHOU, Olivier SURATTEAU, Serge TISSERON, Hamid TARRABE, Bruno THOUVENIN, Natacha VELLUT
L’évidence du groupe, comme cadre de la réalisation humaine, semble questionnée. Pour autant, derrière les idéaux ou les injonctions individualistes, par interactions réelles ou imaginaires/projetées, nul n’existe seul. Il s’agit moins d’une disparition des groupes que d’une reconfiguration de ceux-ci et des logiques d’identification, d’affiliations et de reconnaissance.
Dans le cadre du travail thérapeutique, éducatif ou social, la compréhension des nouvelles dynamiques de « faire groupe » dans l’espace numérique est primordiale. Dans le jeu subtil des affiliations et désaffiliation se joue parfois l’articulation entre le groupe institutionnel et le hors-champ institutionnel : rôle joué par certains groupes numériques qui, par le moyen technologique et par l’immense offre d’affiliations qu’ils produisent, permettent à des individus, même isolés socialement, de s’affilier, malgré la distance géographique, les identités stigmatisées, les difficultés à faire interaction dans le monde incarné.
Quelles sont les règles émergeantes d’engagement dans ces groupes ? Quels effets produit la fluctuation des engagements / désengagements sociaux et l’a-linéarité des parcours identitaires ?