Avec la participation de Laurent BALLERY, Mercedes BAUDES DE MORESCO, Isabelle CERDAN DE FRIAS, Marion CLAUS, Sophie DARNE, Léandro DE LAJONQUIERE, Catherine DELARUE, Céline DEVALOIS, Maria-Cruz ESTADA, Marilia ETIENNE AREGUY, Roberto GATTAS MARTINEZ, Jaime GORDO SANCHEZ, Serge GRANIER DE CASSAGNAC, Alain GUERIN, Roque HERNANDEZ, Annick HUBERT BARTHELEMY, Anna KONRAD, Robert LEVY, Maria Cristina MACHADO KUPFER, Ségolène MARTI, Lola MONLEON, Éric MOREAU, Sylvie MULLER-MOSSE, Marta OMS PERA, Gilbert POLETTI, Sébastien REY, Paz SANCHEZ CALATAYUD, Fanny SERRANO, Radjou SOUNDARAMOURTY, Joëlle TOUBIANA-TONDOWSKI, Jean-Jacques VALENTIN, Philippe WOLOSZKO
Est-il toujours acceptable d'avoir des différences entre les sujets ?
Existe-t-il une forme de différence qui ne supposerait pas l'autre comme déficitaire ? Que devient la formulation selon laquelle le désir de l'homme est le désir de l'Autre ?
Nous avons à nous poser des questions nouvelles quant à la dimension de l'altérité, car le temps où l'autre existait semble aujourd'hui éclipsé par la positivité de l'identique. La diversité, avec son pendant communautaire, tend aujourd'hui à remplacer l'altérité, au fondement même de la constitution du sujet. C'est donc toute la question de l'intersubjectivité qui est posée, car si Lacan introduit le grand A c'est pour lui conférer le statut de sujet.
Lacan nous enseigne que l'identification a plus à voir avec la différence qu'avec le même, ce que des situations cliniques telles que le suicide, l'inceste, l'autisme, les troubles dans le genre ou encore la plainte viendront illustrer.
Ainsi, Autre et autre ne sont pas identiques, ils renvoient à des registres différents, ce que la cure opère à partir du transfert, et qui marque une ligne de partage entre psychothérapie et psychanalyse.