Robin MICHALON, Paul-Loup WEIL-DUBUC
Avec la participation de Lucile ABIOLA, Bernard BAERTSCHI, Jean-François BAUDRY, Abdelhadi BELLACHHAB, Jean BIENAIME, Clément BOSQUE, Armelle DEBRU, Angélique DEL REY, Célia DU PEUTY, Nathalie GARRIC, Arnaud KABA, Laurent MELITO, Louise PAGES, Frédéric PUGNIERE-SAAVEDRA
Ce numéro veut mettre au centre d'une réflexion proprement éthique non seulement l'idée de métier, mais aussi et surtout les métiers eux-mêmes et leurs évolutions.
« Ce n'est plus mon métier. » Dans cette affirmation, qui s'accompagne souvent de colère et de malaise, le métier n'est pas présenté seulement comme un périmètre défini d'activités, mais aussi comme un ensemble d'attitudes et de dispositions comportementales auxquelles les personnes sont moralement attachées, en bref des manières d'être et de faire. Dans ces conditions, que nous disent les transformations des métiers et, plus fondamentalement, la possible disparition de l'idée même de métier, à l'heure où sont promues des compétences adaptables à une multiplicité de fins ? Quelles (bonnes) raisons aurions-nous de tenir à l'idée de métier ?