Virginie BABY-COLLIN, Florence BOUILLON, Hicham JAMID, Nora NAFAA
Avec la participation de Gwenaëlle AUDREN, Theotime CHABRE, Renaud CORNAND, Aurélie DELAGE, Fabien DESAGE, Jérôme DUBOIS, David GIBAND, Jean-Alain GOUDIABY, Philippe HAMMAN, Hadrien HERRAULT, Antoine LAPORTE, Sonia LEHMAN-FRISCH, David MAME BIRAM NGOM, Kevin MARY, Julie PINSOLLE, Jeanne PIQUE, Manon POTHET, Xavier PY, Ariane RICHARD-BOSSEZ, Jimmy STEF, Julien TOURNEVILLE, Camille VERGNAUD
La néolibéralisation de l’éducation, qui se manifeste par des processus de privatisation de services et d’institutions éducatifs, mais aussi par l’intégration de logiques commerciales et managériales dans des dispositifs publics, prend une ampleur croissante dans de nombreux contextes des Nords et des Suds, et traverse tous les niveaux éducatifs.
Ce dossier documente la manière dont ses logiques participent de la fabrique des territoires contemporains, aussi bien dans des marges (urbaines ou rurales) que dans des centralités métropolitaines. Il s’intéresse à la façon dont s’internationalisent les acteurs de cette néolibéralisation éducative, dans leurs pratiques et leurs modèles, et examine les territoires investis, inégalement attractifs ou délaissés, et leurs logiques. Il interroge la circulation des modèles entre secteurs, public et privé, entre niveaux d’enseignement, entre Nords et Suds, mais aussi les rapports de pouvoir, générateurs de nouvelles inégalités, qui accompagnent ces transformations sociospatiales, à différentes échelles.