L'invention de la violence scolaire

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L'invention de la violence scolaire


Béatrice MABILON-BONFILS

Préface de Michel MAFFESOLI

Dans la collection :

L'École est un lieu politique : non seulement chaque société y socialise ses enfants et y construit une forme de citoyenneté, mais des jeux et enjeux de pouvoir traversent l'institution. Les crises sporadiques qui agitent le système scolaire depuis une vingtaine d'années sont bien plus que la traduction d'un désenchantement de l'école ou d'un « malaise enseignant », lycéen ou étudiant. Elles sont à saisir comme symptôme d'une crise de citoyenneté collective, d'une véritable crise du politique dont la violence scolaire est la forme émergente.

Au fond, sous la polysémie des termes et des manifestations, c’est la définition même qui pose problème : ce qui est qualifié de violence scolaire par les médias, voire par les experts, infléchit la manière dont chacun d'entre nous la conçoit et se la représente. Est-il possible, face à la variété des actions individuelles et collectives, d’en donner une définition univoque ? Toute coercition est-elle violence ? Tout pouvoir est-il violence ? Les mécanismes d'adhésion intime à la norme sociale ne sont-ils pas des formes plus subtiles et plus efficaces de coercition ? Ou bien n’y a-t-il coercition que lorsqu'il y a force ? Seules les formes de coercition non légitimes sont-elles violentes ? Suffit-il qu’un acte soit qualifié de violent pour le devenir ? Y a-t-il des caractères discriminants ? Le sentiment d’insécurité grandissant est-il un bon indicateur de la montée de la violence scolaire ?

L’auteur nous invite ici à un débat citoyen sur la fonction de l’École dans une société confrontée à une implosion à la fois par le « haut » due à la mondialisation et par le « bas » liée à des résurgences plurielles de communautés. Cette rupture du pacte républicain n’est-elle pas à la source des violences scolaires ?

Préface de Michel Maffesoli.

Béatrice Mabilon-Bonfils
est agrégée de sciences sociales, chercheure associée à l’IREDU-CNRS de Dijon, chargée d’enseignement à l’IEP d’Aix-en-Provence, codirectrice de la revue
Dialogues politiques.

Mise en vente le 28 octobre 2005


A propos de l'auteur

Béatrice Mabilon-Bonfils est agrégée de sciences sociales, chercheure associée à l'IREDU-CNRS de Dijon, chargée d'enseignement à l'IEP d'Aix-en-Provence, codirectrice de la revue Dialogues politiques.

 

 

Détails
Parution : 28 octobre 2005
EAN : 9782749205304
13.5x21, 248 pages
Pratiques du champ social
Thème : Travail social & Handicap

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Résumé

Les crises sporadiques qui agitent le système scolaire depuis une vingtaine d'années sont bien plus que la traduction d'un désenchantement de l'école ou d'un « malaise enseignant », lycéen ou étudiant. Elles sont à saisir comme symptôme d'une crise de citoyenneté collective, d'une véritable crise du politique. Si la violence scolaire est au cœur d'un malaise dans la citoyenneté, c'est que notre citoyenneté nationale est aujourd'hui confrontée à une implosion à la fois par le « haut » liée à la mondialisation et par le « bas » liée à des résurgences plurielles de communautés ; cette rupture du pacte républicain est porteuse de violences scolaires.
Agrégée de sciences sociales, Béatrice Mabilon-Bonfils est enseignante à l’IEP d’Aix-en-Provence, chercheure associée à l’IREDU-CNRS de Dijon.

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