Contenus
Chaque exposé sera complété par l’envoi de documents qui s’y rapportent. Une place sera donnée aux vignettes cliniques et du temps sera consacré aux échanges, réactions, commentaires et questions des participants.
Les paradoxes de l’amour et du désir
L’amour n’est pas le désir. Ils peuvent se conjuguer et se renforcer l’un l’autre. Ils peuvent aussi s’opposer l’un à l’autre. D’une part, l’un et l’autre nous poussent vers la rencontre de l’autre mais, d’autre part et en même temps leur égocentrisme respectif font obstacle à une rencontre de l’autre suffisamment satisfaisante.
La séduction
Le désir d’être aimé comme celui d’être désiré impliquent la séduction qui revêt certains déguisements, dissimulations, exagérations, bref certaines tromperies. Par conséquent, surgit tôt ou tard l’épreuve de la réalité à surmonter si l’on désire poursuive le conjugo.
Félin pour l’autre ou la difficile conjonction de deux univers fantasmatiques
Pour Freud, les fantasmes sont des scénarios imaginaires qui orientent nos désirs. Qu’ils soient conscients ou inconscients, ils impliquent une demande à l’autre de tenir le rôle d’un des personnages qui en font partie. Du point de vue lacanien, le fantasme est une relation privilégiée avec un bout de corps perdu dans notre petite enfance. Devenus adultes, nous allons en rechercher des substituts, entre autres sur le corps de l’autre. Faire couple suppose donc que l’on se prête aux fantasmes de l’autre. Comment le faire sans disparaître soi-même sans être ainsi « dévoré » par l’autre ?
Les symptômes sexuels et leurs multiples racines
Anorgasmie, frigidité, éjaculation précoce, vaginisme, à suivre Freud, les symptômes sont toujours surdéterminés. Les symptômes sexuels le sont aussi. Leurs racines sont multiples. Certaines sont sexuelles, d’autres pas. Certaines sont psychiques, d’autres organiques. Certaines ont leur source dans le couple, d’autre dans l’histoire individuelle. Ce qui fait que certains abords thérapeutiques - psychanalyse, thérapie individuelle, thérapie de couple - sont plus adéquats que d’autres.
Les paradoxes de la fidélité
Les enquêtes comme la clinique indiquent que la fidélité est considérée comme une dimension essentielle pour la poursuite du couple. Le paradoxe est double. D’une part, c’est avant tout la fidélité de l’autre qui importe. D’autre part, bien qu’elle soit aussi unanimement récriée, l’infidélité est en fait très fréquente et entraîne une perte de confiance. Est-il possible de surmonter cette épreuve et dans l’affirmative comment ?
Les projections et autres transferts conjugaux
Les projections et les transferts font inévitablement partie de la vie du couple. Il est important qu’ils ne parasitent pas trop massivement la vie du couple. Ils constituent une source importante des agressivités et des conflits conjugaux ainsi que des symptômes sexuels. Il est donc important de les alléger.
L’agressivité, fréquente compagne des couples
Les sources de l’agressivité conjugale sont nombreuses. Dans les séances précédentes, certaines ont été évoquées : la désidéalisation consécutive à l’idéalisation, les insatisfactions succédant aux surestimations sexuelles, la difficulté de la coexistence des fantasmes de « chaque un ». S’ajouteront dans cette session les conflits inhérents au refus, par les femmes d’aujourd’hui, de l’assujettissement auquel elles furent contraintes par le passé.
Les craintes et les fantasmes d’enlèvements et de viols
Les fantasmes d’enlèvement et de viols habitent le conscient et l’inconscient de beaucoup de nos contemporains et contemporaines. Fenêtre déformante à travers laquelle nous percevons l’autre, ces fantasmes peuvent à leur insu perturber la vie de certains amoureux. En faire le tour permet d’y être moins aliéné.
Les désirs d’enfants et l’irruption de ceux-ci dans le couple,
Le désir d’enfant est souvent, mais pas toujours, partagé par les deux amoureux. Et le bonheur n’est pas toujours au rendez-vous lorsque l’enfant paraît. C’est qu’il vient modifier la structure familiale et exiger de la mère comme du père une redistribution de leurs investissements psychiques parentaux et conjugaux. Que les hommes et les femmes réagissent différemment ne simplifie pas la vie de couple.