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Luca GILLI

Né en 1965, Luca Gilli vit et travaille à Cavriago (Reggio d’Émilie, Italie). Depuis 2004, il expose dans de nombreuses galeries, et musées italiens (Parme, Reggio d’Émilie, Turin, Milan, Bologne, Vérone, etc.) et étrangers (Alexandrie, Séoul, et aussi Tourcoing, Paris, Arles, Nantes, Lille, Lyon) qui accueillent régulièrement ses collections. Ses photographies font partie de collections privées et de musées de photographie et d’art contemporain italiens et européens : BNF à Paris, musée de la photographie de Charleroi, Kunstbibliothek de Berlin, musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, musée Réattu d’Arles, École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Thessaloniki Museum of Photography, etc.
Son site : http://www.lucagilli.it


À regarder sur Internet :
    
"Comme un destin dans la lumière claire" de Luca Gilli
Vidéo réalisée à l'occasion de l'exposition « Come un destino nella luce chiara », qui s'est tenue à l'espace Spazio Contemporanea de Brescia du 20 juin au 26 juillet 2020.

et la Première vidéo d'une série sur les photographies de Luca Gilli (mai 2026).

Traduction du commentaire :
« Cette image fait partie du projet "Raw state"; elle a été réalisée en 2016 à la Chartreuse de San Lorenzo, site classé au patrimoine mondial de l’humanité, dans la province de Salerne. Elle révèle un sujet et une composition minimalistes que l’on retrouve, toujours renouvelés, dans d’autres photographies de l’auteur.
Dans ce cas précis, nous sommes plongés dans une frontalité discrète, mais rigoureuse, soustraite aux excès d’interprétation et au lyrisme des ombres pour laisser une large place au silence et au vide constitutifs du sujet, à leur liberté d’interaction avec l’observateur.
La photo semble presque absorber le temps pour nous transporter dans la dimension suspendue de l’attente et d’une révélation imminente. Comme assis au seuil de la pensée, nous nous retrouvons dans l’intimité de l’écoute, de l’introspection.
Désormais, même le bavardage des couleurs est lointain et la dernière teinte qui subsiste nous invite dans la blancheur de l’inconnu, au-delà du mur, dans ce qui pourrait même avoir été un ancien passage. Le mythe des Colonnes d’Hercule se présente à nouveau, incontournable.
Il semble que les zones translucides du sol aient également joué un rôle déterminant, au point d’inciter l’auteur à prendre ce cliché : une allusion légère, mais fondamentale, à l’eau en tant qu’origine et transformation, à sa portée symbolique et dynamique.Il va sans dire que, dans la poétique du photographe, la lumière, le blanc et le silence occupent une place centrale, sur laquelle nous reviendrons dans les prochains épisodes. »



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