Sacrées familles !

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Préface de Maurice Godelier

Les transformations des formes conjugales et familiales (couples mixtes, familles recomposées, adoptives, monoparentales, homoparentales) et les avancées scientifiques en matière de procréation interrogent les modèles normatifs juridiques, religieux ou politiques ainsi que les représentations sociales, les pratiques religieuses et le fonctionnement des institutions.

À travers leurs travaux au croisement du religieux, du genre, de la sexualité et de la famille, des chercheurs en sciences sociales et humaines montrent comment les individus, les institutions religieuses et les autres acteurs sociaux (politiques, juridiques, médicaux, médiatiques...) agissent et interagissent.

En dépit de l'évolution des idées, des pratiques et des techniques, la dissociation entre filiation et engendrement n'est pas encore complètement entrée dans les représentations sociales. En témoigne le statu quo sur lequel a débouché la révision des lois de bioéthique en 2011, notamment en maintenant l'anonymat des dons de gamètes, l'interdit du recours à la grossesse pour autrui et l'accès à l'assistance médicale à la procréation aux seuls couples hétérosexuels.

La référence récurrente à la « nature » dans le droit, dans les pratiques et les imaginaires collectifs, relève de la sacralisation des liens biologiques. À certains égards, la référence au biologique et le discours religieux puisent au même réservoir de sens. Cette dimension symbolique nous donne ici à penser.

 


Martine Gross, ingénieure de recherche en sciences sociales au Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS).
Séverine Mathieu, agrégée de sciences sociales, docteure en sociologie, enseignant-chercheur à l'EPHE, membre du groupe « Sociétés, religions, laïcité » (CNRS).
Sophie Nizard, maître de conférences à l'université de Strasbourg, chercheur au Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS).

Avec la participation de : Joëlle Allouche-Benayoun, Laurent Barry, Céline Béraud, Anne Cadoret, Nicoletta Diasio, Stephen Hunt, Aymon Kreil, Ruth Landau, Gwendoline Malogne-Fer, Ruwen Ogien, Salvatore D'Onofrio, Philippe Portier, Amélie Puzenat, Irène Théry,

 

 Mise en vente le 03 novembre 2011


A propos des auteurs

Martine Gross est ingénieure de recherche en sciences sociales au CNRS.

Elle a consacré une grande partie de ses travaux à l'homoparentalité. Elle travaille également sur le vécu d'une double dimension identitaire : homosexualité et religion.

Séverine Mathieu est professeur agrégée à l'École pratique des hautes études, à Paris, et membre du laboratoire CNRS le GSRL (Groupe sociétés, religions, laïcités).

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Détails
Parution : 3 novembre 2011
EAN : 9782749214832
16x24, 264 pages
Questions de société
Thème : Société

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Résumé

Les chercheurs en sciences sociales ne prennent généralement pas en compte le facteur religieux lorsqu'ils analysent les transformations des formes familiales. La démarche novatrice du présent ouvrage réside dans la mise en relation systématique du religieux et de la parenté en explorant les représentations sociales, les normes et les pratiques des acteurs pris entre normes religieuses et mutations contemporaines de la famille.

Martine Gross, ingénieure de recherche en sciences sociales au Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS)
Séverine Mathieu, agrégée de sciences sociales, docteure en sociologie, enseignant-chercheur à l'EPHE, membre du groupe « Sociétés, religions, laïcité » (CNRS)
Sophie Nizard, maître de conférences à l'université de Strasbourg, chercheur au Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS)

Revue de presse

2012, Projet, par Olivier de Dinechin


  Du même auteur

Questions de société
© 2012
14x22 288 p. 23.50 €
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