Jacques Lacan, matérialiste
Numéro 16 - Revue annuelle Avec la participation de Jacques AUBERT, Paul AUDI, Isabelle BALDET, Mercedes BLANCO
Le matérialisme de Lacan est rarement étudié. Il est vrai que le psychanalyste déplace de façon inattendue ce concept, chargé d'une longue tradition philosophique qui va de Démocrite à Marx via Spinoza. De fait, on peut considérer comme matérialistes ses définitions successives du symptôme, inventé selon lui par Marx avant Freud, qu'il caractérise simplement comme « le signe de ce qui ne va pas dans le réel ». Mais Lacan ne s'arrête pas de façon fataliste au constat brutal des impasses rencontrées par le sujet dans le réel. Il y répond par une théorie de l'acte censé changer le sujet et, avec lui, le monde.
Le matérialisme de Lacan s'avère ainsi dynamique et doublement orienté vers l'avenir : il ne ferme pas les yeux sur ce qui s'annonce d'inquiétant mais il ouvre en même temps sur la possibilité d'une utopie réaliste. Il se déploie autour du symptôme selon les deux axes d'une logique du signifiant et d'une logique de la jouissance qui s'articulent dans divers champs, notamment ceux de la lettre, de la psychanalyse et de la politique.
Illustration de couverture : © Dieter Roth, Estate, Courtesy Galerie Hauser & Wirth.
Dans la revue
- Parution : 14 mars 2013
- EAN : 9782749236940
- 17x24, 256 pages
- Savoirs et clinique
- 1/2013
- Thème : Psychanalyse
Enfance & parentalité
Gérontologie
Psychanalyse
Santé mentale
Société
Travail social & Handicap
Po&psy
Savoirs et savoir-faire en santé
Actualités de nos auteurs
La presse en parle
Entretiens avec nos auteurs
Tribune
Vidéos
Lundis d'érès