Avec la participation de Flora BASTIANI, Salim BELHOUL, Alain BOZZA, Corinne BURET, Rozenn CARIS, Hervé CHAMBRIN, William CHARTERS-ROWE, Martine COLIGNON, André DECAMP, Elodie DELCLITE, Benoit DUBOIS, Sylvain F., Loreline GASTON, Jean-François GOMEZ, Sébastien HEIM-HÉRISSON, Mathias HUDBERT, Patrick LARTIGUET, Leo LE GUEN COAT, Marie-Isabelle LONCELLE, Carine MARAQUIN, Jean-Pierre MARTIN, Valentine PROUVEZ, Joseph ROUZEL
La participation des personnes accompagnées constitue aujourd’hui un principe central dans le travail social et le champ du soin : participation aux projets, implication dans la vie de l’établissement, notamment via les conseils de la vie sociale instaurés par la loi de 2002 (dont le rôle demeure essentiellement consultatif). On évoque aussi fréquemment l’adhésion, ou le consentement, des personnes accompagnées aux soins et aux projets… alors même que ceux‑ci sont majoritairement pensés par d’autres pour elles.
Ces évolutions s’inscrivent dans une volonté de limiter les abus de pouvoir et de rendre les relations entre institutions, professionnels et usagers plus égalitaires. Il s’agit de reconnaître pleinement les personnes accompagnées comme des citoyens à part entière, sujets et acteurs de leur parcours, en référence aux principes d’autodétermination et d’empowerment. Cette ambition se heurte toutefois à des réalités persistantes : situations de dépendance, rapports de pouvoir asymétriques, personnes concernées qui, pour beaucoup, ignorent leurs droits. Comment rendre dès lors les lieux du social et du soin réellement démocratiques ?