Éloge de l'insuffisance

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Préface d'Alain Blanc

« Henri avait 101 ans. Il vivait jusqu’à peu dans une maison construite dans les années 1950 au Croisic.
C’était un bel homme digne, qui soignait son allure, même s’il était peu autonome dans la vie quotidienne et pour assurer sa propre sécurité.
Henri ne voulait pas aller en établissement pour personnes âgées dépendantes.
Il a menacé de se suicider, a déjà fait une tentative.
Ses enfants, Éric et sa sœur, se sont relayés pour s’en occuper, à domicile.
Depuis des années.
Ils sont en France plusieurs millions, ceux qu’on appelle les « aidants familiaux ».
Discrets, parfois tristes, parfois avec de l’énergie pour quatre ; forts et fragiles. Nécessaires et insuffisants.
Présents. » J.-Y. B.

S’appuyant sur dix ans de recherches, dans le cadre du CEDIAS-CREAHI, Jean-Yves Barreyre analyse les configurations sociales de vulnérabilité des « perdus de vue » de la République sociale : jeunes dits « incasables », familles avec un enfant autiste ou polyhandicapé, avec un parent atteint de la maladie d’Alzheimer, adultes handicapés mis à l’écart dans les milieux « ordinaires » de vie, personnes vivant après un traumatisme crânien. Il montre que l’insuffisance constitutive de l’être humain, en se revendiquant comme telle, fonde le lien social comme une nécessité réciproque de vivre et de travailler ensemble.

Jean-Yves Barreyre a reçu en 2015 le Trophée des lecteurs des ASH.


A propos de l'auteur

Jean-Yves Barreyre est sociologue, ancien éducateur de rue, directeur du Centre d’études, de documentation et d’action sociale (CÉDIAS), responsable du Pôle études recherches et observation (PERO) de l’Association nationale des centres régionaux d’études, d’action et d’information (ANCREAI) en faveur des personnes en situation de vulnérabilité.

Détails
Parution : 16 octobre 2014
EAN : 9782749242750
13.5x21, 288 pages
Pratiques du champ social
Thème : Société

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Résumé

Faire l’éloge de l’insuffisance est une autre manière de dire la nécessaire interdépendance des membres de la société et de mettre en évidence les forces insoupçonnées que recèle la vulnérabilité.

N’est-ce pas l’insuffisance constitutive de l’être humain qui, en se revendiquant comme telle, permet de fonder le lien social comme une nécessité réciproque de vivre et de travailler ensemble ? Les configurations sociales de vulnérabilité qui concernent les « perdus de vue » de la République sociale – jeunes incasables, familles avec un enfant autiste ou polyhandicapé, un adulte handicapé, ou des parents malades d’Alzheimer – mobilisent des compétences et des savoir-faire le plus souvent ignorés de tous, qui permettent de remplacer pour un temps toutes les aides prévues par le système de protections sociales habituelles.

Revue de presse

2015, Actualités sociales hebdomadaires, par Caroline Helfter


2016, Lien social, par Jacques Trémintin


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