Le corps des transhumains

  "Le corps des transhumains" a été ajouté au panier !

Voir mon panier
Menu : Sommaire   

Innombrables sont désormais celles et ceux qui se sentent concernés par les sens et les non-sens qu’appelle le mot « transhumanisme », et ses dérivés et synonymes, post-humains, transhumains, surhommes, et autres cyborgs. Certes, à présent, au présent, nous sommes encore humains (« trop humains » disait Nietzsche). Mais demain ou après-demain, dans peu de temps ou dans longtemps, dans ce « futur imminent » qui manque à nos conjugaisons, qui serons-nous, que serons-nous ?

À travers une analyse pluridisciplinaire des technologies contemporaines du corps, cet ouvrage invite le lecteur à cheminer dans cette énigme, qui n’est plus tout à fait celle que le Sphinx proposait à Œdipe…

Ouvrage publié avec le soutien de l'Université catholique de Lille, chaire Éthique, technologie et transhumanismes (ETHICS EA 7446) et de la région Hauts-de-France.


A propos des auteurs

Vincent Calais est consultant en communication et management de crise. Il est chercheur associé de la chaire Éthique, technologie et transhumanismes (ETHICS EA 7446) de l’université catholique de Lille. Il a co-dirigé avec S. Deprez, Le corps des transhumains paru récemment dans la collection "Espace éthique".


 

Stanislas Deprez est docteur en philosophie et diplômé en sociologie et anthropologie. Il est chercheur associé de la chaire Éthique, technologie et transhumanismes (ETHICS EA 7446) de l’université catholique de Lille.

Détails
Parution : 18 avril 2019
EAN : 9782749263489
11x18, 216 pages
érès poche - Société
Thème : Société

Imprimer cette page
Résumé

Dans le cadre des débats contemporains suscités par les courants dits transhumanistes et par le développement des technosciences, cet ouvrage polyphonique interroge différentes pratiques de transformation des corps et les incidences qu’elles ont sur ce qu’être humain veut dire.

En nous, peu à peu, le doute s’est insinué : cette humanité dont le paradigme, plus ou moins idéalisé, a structuré le rapport des Occidentaux à eux-mêmes et aux autres existe-t-elle encore ? A-t-elle jamais existé et si oui depuis quand ? Et si oui encore, quels sont ses traits distinctifs ? Ces traits sont-ils universels (au sens de identiques toujours et partout) ? Constate-t-on dans la modernité un effacement ou une déformation, un délitement ou une transformation de ces traits ? Ces interrogations s’inscrivent dans la continuité du questionnement porté par Michel Foucault il y a 50 ans. Les auteurs le reprennent et le transforment, à partir de cet objet intime et toujours étranger que le corps constitue pour chacun et pour les autres. C’est donc du corps qu’il s’agira ici, au sens non seulement du corps propre, mais également du corps pulsionnel, imaginaire, malade, etc. Quelles projections anthropomorphiques sont à l’œuvre dans les inventions technologiques de l’intelligence artificielle et des biotechnologies ? Quels sont les enjeux subjectifs de la demande de maîtrise technologique sur le corps en matière de génie génétique, prothèses, ou lutte contre le vieillissement ? Comment les dispositifs machiniques interfèrent-ils dans la vie affective du sujet et la construction de son image ? Quels rapports de pouvoir sont impliqués dans les techniques génétiques et les appareillages prothétiques ? C’est à l’élaboration de ces interrogations que concourt ce travail collectif.

© Éditions érès 2019 - Mentions légales

Réalisé par Glukose