La violence ordinaire dans les organisations

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La violence ordinaire perpétrée au quotidien dans les organisations se distingue de la violence physique, de la violence perverse, ou de celle liée aux conditions de travail particulièrement pénibles de certains milieux ou activités professionnels. Gilles Herreros s'attache ici à décrire et analyser la violence banale exercée par un petit chef, un grand cadre, un collègue de travail, vous ou moi peut-être même, car il défend l'idée que la percevoir est indispensable pour s'y opposer.

À travers des récits mettant en scène des situations de travail analogues à celles que chacun peut avoir vécu, l'auteur montre comment la violence se tisse au jour le jour. Pour se perpétrer, comme pour se perpétuer, elle a besoin de l'indifférence voire de l'acceptation du plus grand nombre. Les petits renoncements, les cécités multipliées, les questionnements liquidés, chaque jour répétés par les uns, fabriquent des mécaniques qui détruisent les autres. Et si les systèmes managériaux génèrent de la violence, il est important de ne pas diluer les responsabilités de ceux qui la rendent possible.

Toutefois, il n'y a aucune fatalité à ce phénomène. L'auteur plaide pour la mise en place d'organisations « réflexives » valorisant une appréhension clinique des procès de travail et le déploiement d'une critique réhabilitant la subjectivité et l'intersubjectivité. Qu'il soit porté par le sociologue d'intervention ou par ceux qui ont en charge le pilotage des organisations, ce changement suppose l'adoption de postures inhabituelles en entreprise, et qui seraient pourtant salutaires : négativité, intranquillité, attention au sujet...

Gilles Herreros est professeur de sociologie à l'université Louis Lumière Lyon 2, membre du Centre Max Weber.

Mise en vente le 05 avril 2012


A propos de l'auteur

Gilles Herreros est professeur de sociologie, Université Lyon 2, membre du Centre MAX WEBER. Il est auteur de Pour une sociologie d’intervention (érès 2002, 2009)), Au-delà de la sociologie des organisations (érès 2008) et coauteur de La Qualité à l'hôpital ; un regard sociologique (L'Harmattan 2011), Les nouvelles approches sociologiques des organisations (Seuil, 1996, 2005, 3eme édition augmentée).

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Détails
Parution : 12 avril 2012
EAN : 9782749216324
14x22, 200 pages
Sociologie clinique
Thème : Société

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Résumé

La violence ordinaire perpétrée au quotidien dans les organisations est au centre de cet ouvrage. La percevoir pour s'y opposer, telles sont les orientations proposées.

En appui sur des récits mettant en scène des situations de travail banales, analogues à celles que chacun peut avoir vécu, l'auteur montre comment la violence se tisse quotidiennement. Pour se perpétrer, comme pour se perpétuer, la violence a besoin de l'indifférence, voire de l'acceptation du plus grand nombre. Les récits proposés montrent comment les petits renoncements, les cécités multipliées, les questionnements liquidés, chaque jour répétés par les uns, fabriquent des mécaniques qui détruisent les autres. Il n'y a aucune fatalité à ce phénomène. L'auteur plaide pour la mise en place d'organisations « réflexives » valorisant une appréhension clinique des procès de travail et le déploiement d'une critique réhabilitant la subjectivité et l'intersubjectivité.

Gilles Herreros est professeur de sociologie à l'université Louis Lumière Lyon 2, membre du Centre Max Weber.

Revue de presse

2012, Sciences humaines, par Xavier de la Vega


2012, Etudes, par Étienne Perrot


  Du même auteur

Sociologie clinique
© 2009 (1ère édition 2001)
11x18 288 p. 11 €

Nouvelle édition
Sociologie économique
© 2008
14x22 304 p. 28.50 €
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