Les châtiments corporels de l'enfant

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Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

Frapper les enfants pour les éduquer est un fait social. Claques, fessées et autres coups : depuis des millénaires, les parents élèvent leurs enfants en leur infligeant douleurs et humiliations. La Suède a été le premier pays, suivi d’une cinquantaine à ce jour, à interdire les châtiments corporels envers les enfants. La France reste un des rares pays européens qui refusent d’abolir cette violence éducative, malgré les demandes des Nations unies et les condamnations du Conseil de l’Europe.

Pourtant, depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études ont établi que frapper un enfant n’a aucune efficacité éducative mais produit des effets négatifs à court et long terme. Mieux, elles montrent qu’arrêter de le corriger améliore son intégration scolaire, ses relations avec les autres et diminue les comportements violents, dès l’enfance et à l’âge adulte.

À partir d’une recherche clinique et anthropologique, nourrie de nombreux témoignages, Daniel Delanoë livre un bilan des connaissances médicales, juridiques, historiques et ethnologiques sur la violence éducative, qui, dans le long processus démocratique de nos sociétés, demeure l’une des dernières à être interrogée, les droits de la personne humaine s’arrêtant encore à la porte des foyers.


A propos de l'auteur

Daniel Delanoë est psychiatre et anthropologue, responsable d’une consultation transculturelle, chercheur associé à l’unité 1178 de l’INSERM, université Paris V.

Détails
Parution : 26 octobre 2017
EAN : 9782749256382
14x22, 280 pages
Enfance & parentalité
Thème : Enfance & parentalité

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Résumé

Pourquoi donc les parents pensent-ils qu’il est bon pour leur éducation d’infliger de la douleur à leurs enfants ?  À partir de situations cliniques et de témoignages très vivants, l’auteur fait le point des connaissances médicales, juridiques, historiques et ethnologiques sur le phénomène universel des châtiments corporels envers les enfants, et lui apporte une explication anthropologique et politique.

Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études ont montré que frapper l’enfant produit des effets négatifs importants, contrairement à l’opinion largement répandue dans de nombreux pays comme la France. Elles prouvent même qu’arrêter de corriger les enfants améliore leur intégration scolaire, leurs relations avec les autres enfants et leurs parents, prévient les mauvais traitements et diminue les comportements violents, dès l’enfance et à l’âge adulte. Pourquoi donc les parents continuent-ils de penser que la violence éducative est nécessaire ?

Revue de presse

2017, Site de l'Observatoire de la violence éducative ordinaire, par Jean-Pierre Thielland


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