Les vieux sont-ils forcément fragiles et vulnérables ?

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Les vieux ne se réduisent pas à la catégorie dans laquelle la société et les pouvoirs publics les rangent. Depuis les années 1960, ils sont l’objet d’un jeu incessant de nouvelles appellations – 3e  et 4e âges, personnes âgées dépendantes, Alzheimer, seniors – et désormais les voilà fragiles et vulnérables. Les conséquences sont redoutables : assignés à un espace social contraint et normatif, nous les amputons ainsi d’une identité propre, de leur histoire singulière et de l’expression de leurs besoins pour finalement constituer une population d’assistés, fragiles et vulnérables. Les auteurs, membres du réseau de consultants en gérontologie (ARCG), dénoncent cette vision réductrice, porte ouverte sur des formes variées de discrimination et un appauvrissement des espaces professionnels en gérontologie.


A propos de l'auteur

Colette Eynard, diplômée en gérontologie sociale, est consultante (Villeurbanne), membre du Réseau de consultants en gérontologie.

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Détails
Parution : 31 janvier 2019
EAN : 9782749262536
11x17, 320 pages
L'âge et la vie - prendre soin des personnes âgées et des autres
Thème : Gérontologie

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Résumé

La personne vulnérable a besoin d’être protégée, mais aussi d’être activée dans ses capacités pour aller vers le maintien voire la restauration de sa capacité d’agir. Comment ce mouvement pourrait-il avoir lieu si la société croit que la vieillesse EST vulnérable par nature ? L’identité d’une personne n’est pas plus réductible à son âge qu’à son handicap ou sa place dans la société.

De fait, l’avancée en âge, pour ne pas dire la vieillesse, à force d’être rejetée et exclue souffrirait paradoxalement d’être surnommée. En effet, si nous ne parlons plus des vieillards ou des vieux au profit de termes plus neutres réputés moins stigmatisants, ceux-ci contribuent à créer des distinctions elles-mêmes génératrices de nouvelles ségrégations. À force de ne voir que les déficiences, et donc la vulnérabilité, des personnes âgées, ne sommes-nous pas enclins à surjouer la vulnérabilité et la fragilité et ainsi à déclencher des mécanismes de surprotection, entraînant la médicalisation et par voie de conséquence la stigmatisation puis l’exclusion ? La vulnérabilité, tout comme la fragilité, doit être mise en question pour mieux comprendre les postures d’accompagnement et permettre de les ajuster pour la prendre en compte, sans la cristalliser ou la potentialiser.

Revue de presse

2019, Santé mentale


2019, Géroscopie


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