Contenus
Session 1 : Exploitation ou prostitution ? La bataille des mots
Enjeux théoriques, politiques et pratiques de la qualification
→ Avant de savoir comment intervenir, il faut savoir de quoi on parle — et mesurer ce que le choix des mots fait aux jeunes et aux pratiques.
Une session pour apprendre à :
- nommer précisément la situation d'un mineur ;
- identifier les effets concrets du glissement entre « prostitution » et « exploitation » sur les pratiques de signalement ;
- situer la législation française dans le débat européen ;
- repérer dans ses propres pratiques les catégories implicites qui guident (et parfois aveuglent) l'intervention.
Session 2 : Signaux d'alerte et repérage précoce
Lire les signes sans enfermer les jeunes dans une identité de victime
→ Un signal isolé ne dit rien. C'est leur accumulation, leur récurrence et leur articulation qui font sens — à condition de savoir les lire ensemble.
Une session pour :
- distinguer un signal isolé d'une configuration qui doit alerter — et ne plus confondre crise adolescente et situation d'exploitation ;
- utiliser une grille de repérage adaptée à son contexte sans stigmatiser les jeunes repérés ;
- savoir quoi faire d'un signal : à qui en parler, comment, dans quel délai ;
- adapter sa posture de vigilance aux formes numériques contemporaines du recrutement.
Session 3 : Proxénétisme numérique et réseaux sociaux
Comprendre les formes contemporaines de recrutement et de contrôle
→ Le recrutement prostitutionnel se fait aujourd'hui majoritairement en ligne. Les professionnels qui ne connaissent pas ces plateformes travaillent à l'aveugle.
Une session pour :
- identifier les principales plateformes et applications utilisées dans le recrutement et le contrôle prostitutionnel ;
- reconnaître dans les usages numériques d'un jeune les signaux d'un recrutement ou d'une exploitation en cours ;
- aborder les usages numériques avec un jeune sans le braquer ni l'infantiliser ;
- savoir ce qu'un professionnel peut faire avec des traces numériques — et ce qu'il ne doit pas faire.
Session 4 : Réduction des risques et pratiques bas-seuil
Accompagner sans condition, protéger sans contraindre
→ Le bas-seuil n'est pas une tolérance de l'exploitation. C'est le seul accès possible à des jeunes que la protection institutionnelle a déjà perdus.
Une session pour :
- tenir la tension entre réduction des risques immédiats et objectif de protection à long terme ;
- conduire un accompagnement bas-seuil avec des jeunes qui refusent le cadre institutionnel ;
- articuler pratiques RdR et dispositif de protection de l'enfance sans trahir ni l'un ni l'autre ;
- construire une présence de rue qui protège sans ficher, qui accompagne sans contraindre.
Session 5 : Pratiques sexuelles en ligne des adolescents
Entre socialisation normative et exploitation
→ Tout sexting n'est pas exploitation. Toute exploitation ne commence pas par du sexting. Savoir distinguer les deux est la condition d'une prévention qui ne pathologise pas la sexualité adolescente.
Une session pour :
- distinguer les pratiques sexuelles en ligne relevant de l'exploration normative de celles relevant de la coercition ;
- conduire un atelier de prévention sans provoquer honte ou fermeture ;
- identifier les signes d'un grooming en ligne dans les comportements numériques d'un adolescent.