Du cinéma à la psychanalyse, le féminin interrogé

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Le cinéma a mis en lumière des femmes, devenues de nouveaux modèles d’identification. Les actrices ont incarné sur l’écran ces héroïnes de fiction qui bousculent les traditions et ouvrent ainsi des espaces de liberté. Le cinéma a ce pouvoir de magnifier leur visage, leur regard, leur corps et leurs gestes, en leur tendant un miroir, sollicitant le désir des hommes mais créant aussi chez les spectatrices le désir de leur ressembler. Dès sa naissance, il est en phase  avec cette époque où les femmes commencent à vouloir s’approprier leur destin et écrire leur histoire.

Le cinéma et la psychanalyse, nés tous deux à la fin du XIXsiècle, se rejoignent dans cette interrogation sur le féminin et ses représentations : comment montrer, mettre en scène, les arcanes de la position féminine ?L’artiste, en posant son regard, nous donne à voir un certain réel, tout comme le désir du psychanalyste le confronte au réel de la parole de l'analysant, à l’articulation du rapport du sujet individuel au social.

Toutefois, les œuvres de cinéma ne sont pas à déchiffrer comme le sont les symptômes. Elles éveillent nos désirs en proposant des langages et des images nouvelles à notre sensibilité. Elles illustrent la permanence et la multiplicité des figures du féminin, avec leurs mystères et leurs débordements jusque dans la folie. A partir de leur formation psychanalytique et de leur passion pour le cinéma, les auteurs nous invitent à appréhender les mythes actuels en voie de constitution dont les praticiens de l’image et de la parole sont partie prenante.

Iconographie : Fred Siksou
Illustration de couverture : Mon Atlantide, 2012, toile brute, 220 m © KLICLO


A propos des auteurs

Docteur en médecine, de formation psychiatrique, formé comme psychanalyste à la Société psychanalytique de Paris, puis membre de l’ex-École freudienne de Paris, Jean-Jacques Moscovitz est membre d'Espace analytique et membre fondateur de « Psychanalyse actuelle » (1986) et de l’association « Le regard qui bat », dont il dirige la collection éponympe aux éditions érès.

Vannina Micheli-Rechtman est psychanalyste, psychiatre, docteur en philosophie, photographe, membre d’Espace analytique et chercheur au Centre de recherches psychanalyse, médecine et société (CRPMS) de l’université Paris 7.

Membre organisateur de l’association Le regard qui bat, elle est également directrice de collection Le regard qui bat, aux éditions érès.

Détails
Parution : 3 octobre 2013
EAN : 9782749238142
17x20, 224 pages
Le regard qui bat
Thème : Psychanalyse

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Résumé

La psychanalyse et le cinéma, dont les naissances sont simultanées, peuvent se rejoindre dans cette interrogation commune sur le féminin et ses représentations, dont la folie fait partie : comment montrer, mettre en scène, les arcanes de la position féminine ?

L’image de la féminité, qui trouve une expression particulièrement saisissante dans le cinéma, se construit à partir de représentations évoluant au cours de l’histoire, et se modifie au fil du temps et des époques. Mais la permanence et la multiplicité des représentations de cette figure du féminin avec ses interrogations, voire ses débordements quand il s’agit de la folie, n’est peut-être pas qu’un simple produit de l’histoire, ou du contexte social et culturel du moment. Derrière les évolutions et les mutations qui semblent contraindre les corps à se plier à des contingences sociales ou artistiques, il subsiste des permanences qui échappent à la mode et à ses processus, comme elles échappent également à ses supports ou à ses destinataires.

Revue de presse

2014, Site OEdipe, par Maria Landau


2016, Médiapart, par Cédric Lépine


  Du même auteur

Le regard qui bat
© 2017
17x20 280 p. 28 €
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