L'activité des demandeurs d'asile

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Les réfugiés, ceux qui font la une de l’actualité, ne cessent de lutter pour une vie meilleure, et leurs déplacements peuvent s’étendre sur des durées très longues marquées par l’incertitude et la précarité. Arrivés dans le pays qui traite leur demande d’asile, ils se trouvent encore en « suspension territoriale », dans un entre-deux entre pouvoir rester et devoir repartir.

Alexandra Felder s’intéresse aux trajectoires singulières de construction de soi en exil, à travers les activités des demandeurs d'asile qui se révèlent être de puissants vecteurs de résistance. Résistance à la réduction de soi à un statut de « demandeur », à l’assignation à la place d’étranger en quête d’un statut de citoyen. Dans l’activité partagée avec autrui, le sujet exilé transforme sa situation et lui-même. Il s’approprie des manières de faire, diversifie les temporalités par les rythmes des activités, noue des relations sociales et développe des interactions, réactualise des schèmes d’action. En cela, il participe à une construction commune du monde avec autrui.

Ainsi sans sous-estimer le poids des contraintes, des déterminations sociales majeures ici, l’ouvrage montre que l'important n'est pas seulement le traitement qui est fait aux réfugiés, mais ce qu'ils font eux-mêmes de ce qu'on fait d'eux.


A propos de l'auteur

Alexandra Felder est sociologue spécialiste des questions de parcours migratoires, des activités de personnalisation et de formation de personnes migrantes et des jeunes adultes. Elle est chercheure à l’Institut fédéral des hautes études de formation professionnelle (IFFP), à Lausanne.

Détails
Parution : 27 octobre 2016
EAN : 9782749253312
11x17, 248 pages
Clinique du travail
Thème : Société

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Résumé

Cet ouvrage déplace les regards portés sur les réfugiés. Il éclaire les trajectoires singulières de construction de soi en exil, à travers les activités des demandeurs d'asile. Sans sous-estimer le poids des contraintes, des déterminations sociales majeures ici, il montre que l'important n'est pas seulement le traitement qui est fait aux réfugiés, mais ce qu'ils font eux-mêmes de ce qu'on fait d'eux.

Cet ouvrage sur l’exil offre une perspective inédite : il cherche à comprendre comment se fabrique cette « endurance » des demandeurs d’asile  à supporter des conditions difficiles –  obstacles relatifs aux conditions juridiques d’obtention du droit de séjour, adversité de la vie en précarité, ébranlement des assises psychiques, et confrontation à de nouveaux codes sociaux et culturels –  et  la possibilité de s’en dégager. En suivant le fil des activités déployées par les exilés pour résister à l’assignation, à l’attente, à la précarité, l’auteur montre comment ils participent à une construction commune du monde avec autrui et se soustraient ainsi à leur enfermement dans une identité négative, celle du marginal et du dépendant, « objet » de traitement.

Revue de presse

2016, Alternatives économiques par Céline Mouzon


2017, Le Courrier, par Stéphanie De Roguin


2017, revue Études, par Véronique Albanel


2017, Actualités sociales hebdomadaires, par Caroline Helfter


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